De la Restauration collective d’entreprise à la Restauration en entreprise
Pour jouer leur rôle, les accords Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) doivent permettre à chacun de définir son projet professionnel en s’appropriant les perspectives de l’emploi et des métiers au sein de l’entreprise.
La CFE-CGC Orange a refusé de signer le précédent accord GPEC (pour la période 2018-2020) car celui-ci entérinait – sur le périmètre France concerné – plus de 10 000 destructions de postes à temps plein sur les 3 ans à venir, par un recours massif à la sous-traitance et aux délocalisations, au nom de la réduction des coûts.
Alors que le groupe connait des transformations majeures, avec une augmentation des emplois dans les filiales et une réduction des effectifs à Orange SA… tous les axes de croissance d’#Engage2025, sont pour la France, essentiellement développés en filiales :
Au regard de cette stratégie de filialisation, le nouvel accord GPEC doit porter l’ambition de notre stratégie au niveau du Groupe en France en incluant toutes les entités contrôlées à plus de 50%.
Une approche favorable à la fluidité de l’emploi, la gestion améliorée des compétences, le maintien du savoir-faire et des activités aux bornes du Groupe, maison mère et filiales incluses.
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A l’exception de quelques entités à OBS, qui mettent en avant les CV des salariés pour remporter des marchés, il n’existe pas de recensement des compétences, savoir-faire et souhaits de projets professionnels des personnels. Comment organiser l’évolution du rôle de chacun dans les métiers de demain quand on ne connait pas les atouts de ses personnels ? Ainsi « Bla Bla job », malgré des prototypes et tests déjà financés, a été abandonné. Une situation unique pour une entreprise de la taille d’Orange où pour « connaitre » le profil d’un collègue, c’est LinkedIn que l’on visite.
Chez Carrefour : le Groupe propose une cartographie des compétences transverses de l’ensemble de ses collaborateurs.
Communiquer les axes de développement sur les « grandes filières métiers », et, après s’être attaqué aux silos, baronnies, doublons, autant d’obstacles au bon déploiement des personnels et de l’innovation, explorer des pistes d’optimisation comme, pourquoi pas :
Car, au-delà de l’indispensable mise en visibilité de la stratégie de recours à la sous-traitance ou à l’achat de prestations externes, la meilleure garantie de pérennité de l’entreprise reste le maintien, chez Orange et aux bornes du Groupe, des compétences et savoir-faire.
Chez Engie :
Le projet Ancrage territorial a déstabilisé directement et indirectement nombre de métropoles régionales, Strasbourg, Marseille, Orléans, mais aussi Dijon, Nice, Nantes…
Redynamiser l’emploi dans ces agglomérations, chez Orange SA ou en filiales, est essentiel pour profiter des meilleurs talents et d’une plus grande proximité avec les clients.
A salaire égal, le confort de vie en région est supérieur pour des activités de centres d’appels, de services clients… Pas de plus-value, donc, à concentrer en Ile de France des activités support comme les expertises Métiers, quand aujourd’hui, « les effectifs Temps plein » du Groupe Orange y représentent plus de 36% des postes, (bien plus que son poids démographique), alors que dans le même temps elle concentre les conditions de vie souvent compliquées (densités de populations, saturation des transports, éloignement des lieux d’habitation par rapport aux implantations du Groupe)…
Et quand l’emploi décroit de plus de 16% de 2019 à 2021 dans les Hauts de France ou en Normandie (Rapport PEC 2019-2021 CGF) et de plus de 14% en Nouvelle Aquitaine, les baisses d’effectifs ne seront « que » de 7% en Ile de France !
Les filiales du Groupe sont des exemples à suivre avec de vraies implantations en Province, à l’image du siège d’Enovacom, situé avenue du Prado à Marseille.
Ainsi, alors qu’Orange Bank développe son activité de crédit, une implantation dans les Hauts de France permettrait de profiter des talents disponibles sur ce bassin d’emploi où de nombreuses sociétés du domaine (Cofidis, Cetelem…) sont déjà présentes.
… fonctionnelle, géographique, inter-filiales, entre filiales et maison mère, en travaillant sur 3 axes :
Cette mobilité sera favorisée par une vraie visibilité sur l’avenir des bassins d’emplois. Qui voudrait s’engager 10 ans avec ce que cela implique, déménagement, école pour les enfants, travail pour le conjoint…, sur un bassin à l’avenir incertain ?
… en lançant un programme de détection ad-hoc :
Chez Thalès :
… à chacun, en fonction de ses choix et compétences, en France ou à l’International, chez Orange SA ou en filiales.
Pour offrir ces perspectives il faut :
Enfin, même si peu de personnes développent des projets à l’international, cette possibilité de carrière est un facteur d’attractivité pour les jeunes.
Le développement des compétences est au cœur de la transformation d’Orange et conditionne la réussite de son plan stratégique.
Multiplier les offres de formation au travers d’un catalogue pléthorique ne suffit pas. L’outil Orange Learning (dont son moteur de recherche) doit être considérablement amélioré pour pouvoir proposer des parcours de formation à chacun, en fonction de son profil, mais aussi des futurs besoins.
La formation de chacun passe par deux types de compétences : les « soft skills » (savoir-être, aptitudes générales) et les expertises (savoir-faire, IA, data, cybersécurité, 5G, logiciels, réseau…). Il convient de définir un programme ambitieux et motivant de développement en précisant clairement les objectifs, et les moyens d’accompagnement des personnels concernés, porté par Orange Campus.
Le co-développement, le mentoring, le coaching, les programmes « women inside » doivent être encouragés.
Enfin, au-delà du lancement de son Centre Formation des Apprentis (CFA) de faible taille, Orange se doit de créer une véritable filière de transmission des savoirs et savoir-faire de l’entreprise.
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Fortes chaleurs : Des mesures & équipements utiles mais un dispositif encore insuffisant

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]