Président national du syndicat CFE-CGC France Télécom, Sébastien Crozier est venu hier à la rencontre des salariés de l’opérateur français dans le Loiret. L’occasion de faire le point sur le « new deal » social appliqué dans l’entreprise.

Une visite express. Hier, Sébastien Crozier, président national du syndicat CFE-CGC France Télécom, a poursuivi son tour de France.Etape du jour, l’unité d’intervention de la région Centre et la division informatique basées à Fleuryles-Aubrais ainsi que le centre d’appel situé rue du Grenier-à-Sel, à Orléans.L’occasion pour les salariés de l’opérateur français de s’exprimer sur leurs conditions de travail. Plus d’un an après la vague de suicides qui a frappé leur entreprise et la signature du nouveau contrat social, destiné à lutter contre le mal-être des salariés, qu’en est-il dans le Loiret ? « Nous avons l’impression que rien n’a changé », confie Jean Ladel, cadre technique…

…. Ses craintes : la perte de compétences spécifiques à France Télécom.« Nous sommes dépositaires d’un savoir que nous souhaiterions transmettre aux jeunes. » « Le tutorat est amené à se développer, c’est une priorité pour nous. L’intérêt de l’entreprise n’est pas de perdre ses compétences stratégiques », répond Yves Scaviner, délégué régional Centre Val de Loire.Chaque chose en son temps. Des griefs, aussi, du côté des centres d’appels. « Nous travaillons sur des outils informatiques loin d’être ergonomiques. Nous devons ouvrir cinquante applications à la fois. Les process sont lourds et nous rendent peu performants aux yeux des clients. Nous devons faire face à une charge mentale qui n’est pas évidente à gérer au quotidien », confie Daniel.

« Simplifier l’environnement de travail des systèmes d’information est un vrai enjeu. Mais l’évolution, pour être efficace, ne peut pas se faire en un claquement de doigts.

Sans compter qu’un changement brutal pourrait être catastrophique », explique la direction.Et pour les cadres ? « À Orléans, ils s’entendent souvent dire tu n’as qu’à aller à Paris », se navre Sébastien Crozier. Analyse que récuse avec vigueur Yves Scaviner : « L’entreprise accompagne ces collaborateurs dans leur mobilité »…

Extrait :La République du Centre – Stéphanie Cachinero – 16 septembre 2011


Articles complémentaires

  1. L’élection des CAP conditionne votre représentation Au Conseil des Questions Statutaires d’Orange (CQSO) Le Conseil des Questions Statutaires est capital : la Direction rédige elle-même les décrets qui s’appliquent aux fonctionnaires de l’entreprise, avant validation par le Ministère. La CFE-CGC et la CFTC dénoncent ce fonctionnement, qui constitue une atteinte à un principe fondamental du droit : nul ne devrait être à la […]
  2. Sécuriser les parcours professionnels, les carrières, les rémunérations et la retraite Réforme indiciaire 2020 : un goût d’inachevé Les mesures indiciaires et d’amélioration des fins de carrière pour les fonctionnaires d’Orange ont été mises en place en décembre 2020, un an après la Fonction Publique d’État… et en laissant de côté les statuts de fonction (IV.3 et au-delà). La CFE-CGC Orange et la CFTC continuent de se […]
  3. Garantir les droits afférents au statut des fonctionnaires La CFE-CGC et la CFTC défendent le maintien des dispositions prévues par la loi de 2003, qui garantit à l’ensemble des fonctionnaires d’Orange qu’ils et elles garderont leur statut jusqu’à la fin de leur activité.
  4. Discrimination des fonctionnaires d’Orange dans l’accès au Compte Personnel de Formation (CPF) La CFE-CGC Orange écrit à Madame la Ministre du Travail, et à Messieurs les Ministres de l’Economie et des Finances et de l’Action et des Comptes Publics La « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 05 septembre 2018, qui a pour ambition une nouvelle société de compétences, réforme la formation professionnelle en promettant, […]
  5. Fonctionnaires et salarié-e-s sous la même couverture ! Depuis 2001, en termes de complémentaire santé, la situation des salarié-e-s d’Orange est meilleure que celle des fonctionnaires : les premiers bénéficient d’un contrat collectif obligatoire, dont 60% des cotisations sont pris en charge par l’entreprise ; les seconds, s’ils le souhaitent, s’assurent individuellement et payent 100% des cotisations, moins l’aide forfaitaire de 450 € bruts annuels introduite en février 2015. Cette différence de traitement touche à sa fin, grâce à la ténacité de la CFE-CGC Orange : à compter du 1er janvier 2018, tous les personnels bénéficieront des mêmes garanties. tract_complémentaire_santé_octobre2017.pdf

À la Une

Merci : Rejet à 63,31% de l’accord QVCT par référendum

  • CFE-CGC Orange

La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]