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C’est sur le terrain social que Stéphane Richard est le plus attendu. Il a d’ailleurs conservé la responsabilité des activités en France pour montrer son implication. Il a multiplié les mesures en faveur des salariés : embauches, fin des mobilités forcées, arrêt des fermetures de petits sites. Deux accords ont été proposés aux syndicats, en attendant le nouveau « contrat social » dévoilé le 25 mars, et le plan stratégique promis avant l’été.

Mais le suicide, hier, d’une salariée d’un centre d’appel de Metz (le deuxième en l’espace de huit jours sur ce site) montre que la crise n’est pas terminée. Après une courte lune de miel, les syndicats réclament « des actes ». « Nous sommes d’accord avec sa stratégie, mais rien ne change sur le terrain », déplore Patrice Diochet, de la CTFC. « Maintenant il doit faire appliquer sa politique en prenant la main sur l’appareil, qui est très lourd et très complexe », ajoute Sébastien Crozier, de la CGC Unsa. Les syndicats dénoncent surtout le maintien du dividende élevé versé aux actionnaires, alors que le coût des mesures sociales n’est pas chiffré. Stéphane Richard parviendra-t-il à tenir sa promesse de concilier efficacité économique et bien-être des salariés? Cet exercice d’équilibriste ne doit pas lui déplaire.

Extrait : 28 Février 2010 Le JDD.fr

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