L’épargne salariale en France pâtit de la morosité économique.

1) Baisse des versements sur les Plans d’Epargnes Entreprises (PEE).

  1. a) Les chiffres sont trompeurs :

–         Augmentation en 2012 des actifs de l’épargne salariale de 11 % à 94 milliards d’euros.

–         Il s’agit en fait de la hausse des marchés financier. Les versements sur les dispositifs de l’épargne salariale ont baissé de 10 % en un an :

–         Ces versements ont été de 11,3 milliards d’euros versés en 2012 :

–         3,8 milliards l’ont été au titre de la participation,

–         3,1 milliards au titre de l’intéressement,

–         2,4 milliards au titre des versements volontaires,

–         2 milliards au titre de l’abondement des entreprises.

–         Les versements nets sur les plans d’épargne entreprise (PEE) ont même été négatifs car les versements bruts ont diminué tandis que les rachats ont progressé.

  1. b) Participation, intéressement, versements volontaires, abondement,… La baisse est générale et risque de se poursuivre.

©     Le calcul de la participation est lié à la réalisation des bénéfices des entreprises. Cette participation a diminué. Les fonds en provenance de la participation ont diminué.

©     Les versements obligatoires ont également été moins importants en 2012 par rapport à 2011. Cela se comprend par la diminution du pouvoir d’achat des salariés.

©     L’abondement des entreprises et l’intéressement ont été réduits.

©     Les entreprises rechignent à accroître l’enveloppe allouée aux mécanismes d’intéressement facultatif afin de compenser la hausse de la pression fiscale :

  • Le forfait social passe de 8 % à 20 %).
  • L’effet de l’augmentation du forfait social sur la participation est faible puisque la participation dépend d’une formule légale liée à la profitabilité de l’entreprise.
  • En revanche, l’effet sur l’abondement est réel. Les entreprises ne vont pas augmenter leur budget dédié à l’épargne salariale afin de compenser intégralement l’accroissement de la fiscalité. Elles vont plutôt négocier à la baisse avec les partenaires sociaux les abondements ou les accords d’intéressement arrivés à l’échéance.
  1. c) Une inconnue pour 2013 et des préoccupations.

©     L’inconnue : l’effet du déblocage anticipé de la participation et de l’intéressement. On prévoit un déblocage de 15 milliards d’euros.

  • L’épargne salariale est devenue une variable d’ajustement de la consommation.
  • Il est probable que la tentation sera forte chez certains salariés, surtout au retour des vacances.

©     Préoccupations pour l’avenir :

  • A l’heure où les taux d’intérêt sont à des niveaux bas, investir une grande partie de son épargne sur le monétaire n’est pas une solution idéale.
  • Proposer une gestion pilotée, diversifiée, qui évolue en fonction de l’âge et de l’horizon de placement de l’épargnant, semble être l’une des solutions les plus appropriées.
  • Les épargnants sont en quête de fonds à capital garanti. La remontée des Bourses en 2012 et début 2013 n’a pas érodé leur sagesse.

2) Le PERCO profite de l’arrivée de nouveaux bénéficiaires 1/2

  1. Un PERCO renforcé :

©     Le PERCO continue à recevoir de l’épargne et à se renforcer.

©     Les encours ont augmenté de 34 % à 6,7 milliards d’euros en 2012, tirés par une progression de 30 % du nombre de salariés épargnants bénéficiaires.

©     La collecte nette a été de 1,3 milliards d’euros, soit près de 20 % des encours du PERCO.

©     Peu de rachats : les salariés ne sont pas encore en âge de partir à la retraite.

©     Les entreprises qui ont signé des accords avec leurs partenaires sociaux au cours de 2012, mettent actuellement en place le dispositif PERCO.

©     Prise de conscience de la baisse inexorable du taux de remplacement : cela pousse les salariés à épargner.

©     La CFE CGC / UNSA a déclenché une réflexion au Conseil de Surveillance du PERCO qui a abouti à la création du PERCO INTEGRAL :

  • Limiter la volatilité.
  • Ne pas perdre si baisse des cours.
  • Aller dans le sens de se constituer un capital lors du départ à la retraite.
  • Investissement à long terme.
  • Le prix à payer : un moindre gain si les cours montent.

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