Anticipant les futures réductions d’effectifs, l’opérateur s’engage à mesurer la charge de travail afin de redimensionner les équipes selon l’activité. L’opération, conséquente, pilotée par le nouveau DRH Jérôme Barré, démarre.

Juste avant l’été, l’opérateur a fait une promesse à ses 96.000 salariés français  : il s’est engagé par accord à adapter leur charge de travail. Depuis la série noire des suicides en 2009, les dirigeants d’Orange sont en alerte, perméables au moindre symptôme de crise. «  Si le baromètre social, réalisé chaque semestre, montre édition après édition une amélioration de la fierté à travailler pour l’opérateur historique, nous nous attachons à entendre les signaux faibles », décrit Jérôme Barré, DRH d’Orange.

Manque de reconnaissance, organisation complexe, forte intensité du travail sur le plan cognitif, les points de vigilance sont nombreux. « L’inquiétude se cristallise sur l’évolution de la charge de travail eu égard aux vagues de départ en retraite qui s’étaleront entre 2016 et 2018 », reconnaît le directeur des ressources humaines. D’ici à 2018, 16.000 salariés quitteront Orange. Un sur trois seulement sera remplacé. « 6.000 personnes seront recrutées sur cette même période mais sans compenser les départs, conduisant le management à adapter en permanence les ressources à la charge », contextualise Jérôme Barré.

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L’accord de méthodologie sur la charge de travail, conclu en juin avec les syndicats CGC, CFDT et FO représentant 52 % des voix , constitue le pivot de ce projet de réglage de l’organisation. « En décrivant l’impact des projets sur leur journée de travail employés et managers pourront réguler la charge selon la diversité des métiers ». Jérôme Barré espère tendre vers un fonctionnement collectif, la marotte de tous les DRH : «  Face à des problématiques de plus en plus complexes, celles-ci seront d’autant mieux traitées par un collectif que découpées, morcelées ».

Les organisations syndicales, y compris les signataires du texte, grincent des dents, car ce travail ambitieux se fera à moyens constants, sans ressources supplémentaires.

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Extrait de Business-Les Echos – MARIE-SOPHIE RAMSPACHER – 13 septembre 2016

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