Les syndicats sont vent debout contre le transfert de magasins vers une filiale où les conditions de travail sont moins favorables.
Orange fait face à un second front social. Déjà mobilisés contre le projet de suppression de 670 postes chez Orange Business, la division pour les entreprises, les syndicats de l’opérateur télécoms sont vent debout contre le plan de réorganisation du réseau de boutiques, qui prévoit de transférer, d’ici à fin 2026, jusqu’à 150 des 279 magasins du groupe vers sa filiale Générale de Téléphone (GDT), où les salaires et accords sociaux sont moins avantageux. Environ 1 800 salariés d’Orange pourraient être concernés par ces transferts, calculent les syndicats.
[…] Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d’Orange, est bien décidé à « ne pas signer un accord qui est en dessous de la loi ». […] « A défaut de réponse favorable dans un délai de quinze jours, la CFE-CGC fait toute réserve des actions qu’elle pourrait avoir à mener, y compris sur le terrain judiciaire », prévient le syndicat dans un courrier adressé, le 18 avril, à Jean-François Fallacher, le nouveau directeur général d’Orange France.
La CFE-CGC se félicite du désaveu cinglant infligé à la Direction et à la CFDT par les personnels d’Orange. La Direction a proposé un accord QVCT (Qualité de Vie et Conditions de Travail) de 70 pages, inconsistant. La quantité ne se substituant jamais à la qualité. Ironie suprême, même l’IA interne « Dinootoo » l’analyse comme de […]