Orange Bank, les raisons d’un faux départ – Les Echos

Décidé dans la dernière ligne droite, le report du lancement d’Orange Bank, qui était prévu ce jeudi, vaut à l’opérateur un vrai raté médiatique. Mais aux yeux de Stéphane Richard, son PDG, pour lequel ce projet est crucial, un report est toujours moins préjudiciable que de lancer un produit bancaire imparfait.
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« Je n’en fais pas un drame, tous les grands projets d’entreprise connaissent ce type d’aléas », affirme Stéphane Richard, qui n’hésite pas lui aussi à envoyer quelques piques à ses futurs concurrents. « Regardez la Banque Postale, ils ont repoussé de deux ans le lancement de leur banque mobile… Nous, on n’est pas à trois mois près. »
« Peut-être que l’on aurait dû attendre la phase de tests avant d’annoncer une date de lancement », reconnaît-il, restant désormais évasif sur le calendrier. En tout cas, c’est sûr, « ce sera cette année ! ».
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Le projet séduit les troupes, mais toutes les volontés ne sont pas satisfaites
Dans le groupe, le projet séduit aussi les troupes. « La mise en place de la 4G avait suscité un enthousiasme, mais il était localisé puisque le déploiement était progressif. Orange Bank, en revanche, suscite un enthousiasme général, car l’offre doit être lancée partout en même temps », explique Sébastien Crozier, délégué syndical national CFE-CGC chez Orange.
Il en tient pour preuve les choix des thèmes d’informations syndicales ces derniers mois : « Dans toutes les réunions, le seul sujet dont les gens voulaient parler – avant même des salaires -, c’était Orange Bank ! C’est un projet qui projette les gens dans l’entreprise…»
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Le report du lancement d’Orange Bank offre un ultime répit au secteur et par la même occasion renforce la pression sur l’opérateur télécoms. « Orange risque de générer un effet « déceptif » tellement leur promesse est attendue. Désormais on attend 2001, l’Odysée de l’espace et on risque forcément d’être déçu… », veut croire un banquier. Mais, à supposer qu’Orange ne réinvente pas les services financiers, le groupe aura quoi qu’il arrive contribué à diffuser les standards de la banque mobile à toute une industrie. Une révolution en soit.
Extrait de Les Echos – Fabienne Schmitt – Sharon Wajsbrot – Ninon Renaud – 5/07/2017
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