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La campagne présidentielle a permis au Club parlementaire du numérique d’organiser un débat très politique autour des chargées du numérique de l’UMP et du PS.


L’affiche était belle. Et entre les chargées du numérique des « deux partis de gouvernement », Laure de la Raudière pour l’UMP et Fleur Pellerin pour le PS, le match a bien eu lieu. Lors de la première mi-temps qui se déroulait autour du thème des infrastructures, les débats ont été plutôt feutrés. Comment s’opposer sur un sujet qui fait consensus, personne ne contestant l’ambition de couverture du territoire en Très Haut Débit ? « Qu’est-ce qui a été fait depuis 2007 ? » tente pourtant d’attaquer d’emblée Fleur Pellerin. « Il faut mettre en place une vraie péréquation nationale » affirme-t-elle….

« La gouvernance mondiale d’Internet est un beau sujet à mettre sur la table pour la prochaine campagne » Laure de la Raudière

Autre piste de réflexion selon Fleur Pellerin pour le financement du déploiement : « Revoir la politique de l’Etat actionnaire vis-à-vis de France Télécom  ». Vient alors la question de l’économie numérique et des dispositifs fiscaux à modifier ou mettre en place. Pour Fleur Pellerin les modalités actuelles du crédit impôt recherche favorisent les grandes entreprises par un effet d’aubaine…

Financement de la culture

Commençait la deuxième mi-temps du match qui s’est déroulée autour des usages numériques en général et d’Hadopi en particulier. Si Laure de la Raudière n’a pas voté la loi Hadopi à cause du dispositif de blocage d’Internet, elle préfère souligner le rôle positif de l’autorité de protection des droits qui a permis le développement d’une offre légale en France…

« La Hadopi n’a pas beaucoup fait pour le développement de l’offre légale » Fleur Pellerin

Sur ce point Fleur Pellerin était attendue. « François Hollande veut remplacer le dispositif Hadopi. » rappelle-t-elle. Elle ajoute : « La Hadopi n’a pas beaucoup fait pour le développement de l’offre légale. L’émergence de Deezer ou Spotify n’est pas liée à l’action de la Hadopi » affirme Fleur Pellerin qui dénonce au passage les méfaits de « la surveillance généralisée des usagers » et la clémence envers «  les sites faisant commerce à partir de contenus illicites »…

Extrait : Club Parlementaire du Numérique – 13 février 2012 – Pierre Laffon


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