Orange Massalia : la CFE-CGC obtient le déménagement du site de Saint-Mauront et exige désormais des solutions pérennes, sûres et respectueuses des collectifs de travail pour tous les salariés concernés

Crise annoncée, une victoire syndicale
Le site de Saint-Mauront devait incarner un regroupement tertiaire moderne et rationnel. Il est devenu le théâtre de tirs à balles réelles et d’une insécurité quotidienne pour les salariés. Dès 2021, la CFE-CGC avait alerté sur les risques majeurs liés à l’environnement du site et sur l’inadaptation de cette implantation. Elle s’est mobilisée sans relâche jusqu’à obtenir l’abandon de ce site : une victoire syndicale majeure, arrachée dans un contexte de crise exceptionnelle, reconnue par la médecine du travail.


Un site devenu zone de danger

Rixes, tirs à l’arme de guerre, intimidations ciblant le site : Massalia est devenu une zone à haut risque pour la sécurité physique et psychologique des salariés. L’inspectrice du travail a dû préconiser le port de gilets pare-balles pour les agents de sécurité, l’installation de vitrages blindés et l’interdiction d’utiliser les bureaux aux fenêtres donnant sur la rue. Une situation indigne d’un lieu de travail, que la CFE-CGC n’a cessé de dénoncer.

L’annonce du déménagement : une décision enfin à la hauteur
Lors du CSEC extraordinaire du 15 janvier, la direction a officiellement annoncé le déménagement du site de Saint-Mauront, reconnaissant de fait l’impasse du projet et la gravité de la situation. Cette décision confirme la légitimité des alertes portées par la CFE-CGC et son rôle déterminant dans la protection des salariés.
Les faits judiciaires récents donnent raison à la CFE-CGC Orange. Les violences armées liées à des bandes rivales étaient bien réelles, et les alertes portées publiquement n’étaient ni excessives ni idéologiques, mais fondées sur une situation objectivement dangereuse.
La médiatisation a forcé une prise de conscience. Sans elle, ni l’État ni le ministère de l’Intérieur n’auraient renforcé leurs moyens à Marseille.

Des solutions temporaires encore trop fragiles

Des sites temporaires et espaces de coworking sont envisagés (National, Prado, Michelet, Docks, Aix-en-Provence), mais les capacités affichées ne suffisent pas à garantir leur opérationnalité. Accessibilité (transports, stationnement), équipements réels des postes (matériel, connectivité), disponibilité d’espaces de travail collaboratif, capacité à accueillir des équipes nombreuses ou en call restent des points insuffisamment sécurisés.
Par ailleurs, la situation des salariés en télétravail à 100 % génère un sentiment d’isolement, et la cohabitation sur les sites de repli pose de réels enjeux de vivre ensemble.
Pour la CFE-CGC, ces fragilités doivent être traitées avant toute pérennisation des solutions temporaires.

Un futur site qui doit être réellement sécurisé

La réflexion engagée reste trop largement centrée sur les activités tertiaires. Elle prend insuffisamment en compte la situation des salariés du technique, qui doivent continuer à intervenir sur le site aujourd’hui comme demain pour assurer la maintenance et la continuité des équipements.
Le sujet des sites techniques sensibles ne peut être éludé. Ces sites correspondent à des installations essentielles à la continuité des activités vitales et stratégiques, soumises à des exigences de sécurité renforcées en matière d’accès, de protection, de surveillance et de conditions d’exploitation.

LA CFE-CGC ORANGE REVENDIQUE
– Des solutions pérennes garantissant la sécurité de tous les salariés, tertiaires et techniques
– Le respect strict des exigences applicables aux sites techniques sensibles
– Une politique claire de relocalisation de l’emploi à Marseille
– Des solutions transitoires réellement opérationnelles
– Un accompagnement RPS humain, concret et durable
– Une rupture nette avec les logiques purement financières

Si vous souhaitez lire l’intégralité de notre tract, cliquez sur le lien ci-dessous :

tract_massalia_05-02-26.pdf

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