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L’ex-PDG de France Télécom, mis en cause dans la crise sociale qui a frappé le groupe, devait prendre la porte le 1er mars. Mais son maintien à un poste de conseiller stratégique suscite la colère des syndicats, et l’incompréhension du gouvernement.

Didier Lombard, le patron qui ne part pas. L’ex-PDG de France Télécom et ses méthodes avaient été mis en cause dans la vague de suicides -une trentaine entre janvier 2008 et fin 2009- qui ont frappé l’entreprise et qu’il avait qualifiés « d’effet de mode ».

Il y a un an, il lâchait donc les rênes opérationnelles du groupe avant de passer le relais officiellement ce 1er mars à Stéphane Richard, son successeur. Mais Didier Lombard ne prend pas pour autant sa retraite, a annoncé le groupe mercredi soir. Il devient « conseiller spécial » de Stéphane Richard « sur les orientations stratégiques et la vision technologique du groupe » …

…Stock-options en question

D’autres vont plus loin encore. La CFE-CGC/UNSA et l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat des Salariés de France Télécom-Orange) voient dans ce poste de conseiller un placard doré permettant à l’ex-PDG de faire valoir ses stock-options. Si Didier Lombard « quittait le groupe, il perdait la possibilité de les faire valoir. Or le cours est actuellement trop faible (17 euros) pour les exercer », ont-ils dénoncé, avant de lancer une pétition « Lombard, dégage »…

Extrait : Le JDD – 25 février 2011


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