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Après la filière automobile, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, se rend au chevet de la téléphonie mobile et des trois opérateurs historiques qui menacent de supprimer des emplois en France. Ce dossier risque encore une fois de ne pas se solder comme le ministre le souhaiterait.

Avec la filière automobile, la téléphonie mobile est l’autre serpent de mer de l’été pour le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Les trois opérateurs historique (SFR, Bouygues télécom et Orange) font planer la menace d’une suppression de plusieurs milliers d’emplois en France. Début juillet, Bouygues annonçait déjà un plan de départs volontaires concernant 556 personnes. SFR pourrait supprimer un milier d’emplois d’ici à l’automne.

La CFE-CGC – Unsa Télécoms redoutait déjà, en janvier, une suppression de quelque 10 000 emplois dans le secteur. En cause, l’arrivée de Free mobile sur le marché de la téléphonie mobile et ses offres défiant toute concurrence. Une opinion partagée par le club des trois, qui a rencontré Arnaud Montebourg à Bercy,  mardi dernier – Free était également présent -. Même Montebourg considère désormais que Free a créé les conditions du marasme.

Toujours selon Orange, SFR et Bouygues, la loi Chatel, promulguée en 2008, est l’autre élément qui plombe leurs marges, mettant ainsi en péril l’emploi. Ils contestent cette loi qui a instauré la gratuité pour les communications vers les centres d’appel (hotlines) et la réduction de la durée d’engagement passée de 24 à 12 mois pour les abonnés. 

 «Tout a été fait pour augmenter les droits des consommateurs, y compris jusqu’à l’absurde», estime Stéphane Richard.

[…]

Extrait de Marianne2 – Mathias Destal – Mardi 24 Juillet 2012


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