Magistrats, syndicalistes, spécialistes des risques professionnels…Au-delà des syndicats non signataires, de plus en plus de voix s’élèvent pour contester le projet de loi de flexibilisation de l’emploi.

Mobilités forcées, remise en cause des prérogatives des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), mise en oeuvre des accords de compétitivité-emploi qui permettraient notamment des baisses de salaires, limitations importantes des contrôles en matière de licenciements, etc… Le projet de loi sur la flexibilisation de l’emploi et du marché du travail, issu de l’accord interprofessionnel du 11 janvier, ne préoccupe pas les syndicats non signataires.

Hier, en début d’après-midi, l’Observatoire du stress et des mobilités forcées dans les entreprises (ex : France Télécom) le syndicat des avocats de France, le syndicat de la magistrature (SM) et un collectif représentant 27 cabinets d’expertise pour les CHSCT ont tenu une conférence de presse conjointe pour alerter sur les dangers contenus dans ce texte ….

…/…

« On espérait que le travail des députés pourrait parfaire le texte, mais personne n’a accusé réception de nos propositions, qui visent juste à écarter les dispositions dommageables pour la santé des salariés, regrette, au nom de l’Observatoire, Pierre Morville, par ailleurs syndicaliste CGC à France Télécom. Ce texte a été rédigé à la va-vite par les signataires, puis repris par les services de l’emploi, il contient plein de dispositions dont on a manifestement pas mesuré tous les effets…

A l’Observatoire, nous ne sommes sans doute pas aussi importants que d’autres, mais notre travail a tout de même été reconnu : les mobilités forcées, nous les avons vécues à France Télécom pendant la période où Didier Lombard était le PDG, et nous savons bien que c’est ça qui engendre les risques psychosociaux. Nous sommes choqués de cette absence d’écho sur nos prises de position. Le Parlement doit nous entendre. »

Extrait : L’Humanité – Thomas Lemahieu – 27 mars 2013 


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