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PARIS — La CFE-CGC/Unsa de France Télécom a annoncé mercredi qu’elle se retirait des négociations sur le stress au sein du groupe, estimant nécessaire d’aborder la question d’un « véritable projet industriel collectif », pour que les salariés « ne se sentent plus inutiles socialement ».

« Tant que le problème du projet industriel collectif ne sera pas abordé, le malaise social perdurera. Il faut un Grenelle social à France Télécom », a affirmé Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC/Unsa de France Télécom, lors d’une conférence de presse…

… Pour le syndicaliste, qui se présente aux prochaines élections des représentants des salariés au conseil d’admnistration du groupe, dont le premier tour est prévu le 22 octobre, « la crise sociale repartira dans trois mois s’il n’y a pas de projet industriel ».

Cette absence de projet industriel est liée, selon lui, à la privatisation: « En distribuant 25 millions de stock-options aux 800 managers et hauts dirigeants du groupe, « la préoccupation des dirigeants n’était plus de construire un projet mais de plaire au marché ».

La CFE-CGC/Unsa a décidé de quitter les négociations, mais « d’autres syndicats devraient suivre », a affirmé M. Crozier, estimant notamment que le PDG Didier Lombard n’était plus un interlocuteur crédible ». « Stéphane Richard peut prendre la discussion (…) s’il a l’intelligence de planifier un vrai projet industriel sur 10 ans »…

Extrait : AFP – Cécile AZZARO – 14 octobre 2009

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