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Les actionnaires salariés de l’opérateur historique, qui détiennent 4,6% du capital, ont déposé une résolution sur un dividende de 1 euro, contre 1,40 prévu par le conseil d’administration. L’assemblée générale aura lieu le 5 juin prochain.

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« Un meilleur partage des résultats entre salariés et actionnaires »
L’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat salarié (Adeas) de France Télécom souligne dans son communiqué publié samedi « qu’au titre de l’exercice 2009, l’entreprise a versé des dividendes supérieurs à ses résultats nets, et qu’au titre de l’année 2011, c’est encore 96% du résultat net qui sera versé en dividende, soit 3,7 milliards d’euros, si le montant de 1,40 euro était voté. » Une politique de rémunération de l’actionnaire jugée excessive et pouvant freiner les investissements. En tant qu’actionnaires, les salariés peuvent déposer leur propre résolution : ce sera la « résolution A » proposant de verser 1 euro par action, en amendement de la résolution n°3 du conseil d’administration fixant le dividende à 1,40 euro. Ils observent que « la baisse des résultats 2011 de France Télécom a eu une conséquence automatique sur la participation des personnels » alors que les actionnaires « ne verront un impact qu’en 2013. » Ils justifient ainsi leur proposition par « un meilleur partage des résultats de l’entreprise entre salariés et actionnaires » ainsi que « pour investir dans des nouveaux relais de croissance. »

Une baisse qui se généralise chez les grand opérateurs en Europe
Reste à voir ce qu’en penseront les autres actionnaires, et le premier d’entre eux, l’Etat (27,1% des droits de vote), qui perçoit chaque année environ 1 milliard d’euros en dividende de France Télécom. Difficile de faire une croix sur 30% de cette manne en période de disette budgétaire. A moins qu’un nouveau gouvernement ne décide d’en faire un symbole. Cependant, cette baisse du dividende des grands opérateurs télécoms est en train de se généraliser en Europe et certains investisseurs l’appelaient de leurs vœux pour ne pas dégrader les bilans de ces groupes qui ont frôlé la banqueroute il y a une dizaine d’années.

Extrait – La Tribune – 8 avril 2012


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