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Le groupe investit 900 millions d’euros sur trois ans pour mettre en place un nouveau contrat social, fort de 158 engagements clés et 10.000 embauches en CDI. Le prix de la reconstruction.

S’il y a toujours des suicides chez France Télécom, et qu’il y en aura probablement toujours, comme il y en a ailleurs, l’heure est à l’apaisement. «L’entreprise est sortie de la crise. On progresse, on est sorti du traumatisme. Nous sommes en voie d’apaisement, même si beaucoup de travail reste à faire et que nous restons très vigilants», a indiqué Bruno Mettling, DRH du groupe, en présentant les chiffres du baromètre social, réalisé tous les six mois.

Ainsi, 84 % des salariés de France Télécom pensent que leur qualité de vie au travail est identique ou meilleure à celle d’autres entreprises. Le pourcentage des salariés qui pensent qu’elle est plus mauvaise a été divisé par deux depuis octobre 2010…

….«Le coût de reconstruction d’un climat social apaisé est toujours très élevé. Il faut l’assumer», reconnaît Bruno Mettling, tout en niant un impact sur la performance économique de l’entreprise. «Le nouveau contrat social est un véritable investissement, qui se traduit sur la performance économique de l’entreprise», affirme-t-il, en citant par exemple l’amélioration du taux d’absentéisme, pour les arrêts de moins d’une semaine. Ces arrêts qui représentaient 225.000 jours par an en 2009, sont passés à 205.000 en 2010. «Ces 20.000 jours gagnés, montrent que performance économique et performance sociale ne sont pas séparables», poursuit Bruno Mettling.

Des syndicats plus mitigés sur le diagnostic

Du côté des organisation syndicales, si l’on reconnaît que la situation s’améliore, le diagnostic diffère. «Pour nous ce n’est pas le contrat social qui améliore les choses mais le fait que Stéphane Richard ait arrêté, il y a dix huit mois, les mesures de violence sociale : mobilités forcées, suppressions d’emplois, et fermetures de site», indique Sébastien Crozier, représentant CFE-CGC-Unsa. Les syndicats soulignent que les 158 mesures du contrat social prennent du temps à être déclinées en local, et qu’elles le sont de façon contrastée dans l’entreprise.

Extrait : Le Figaro – Marie-Cécile Renault – 15 septembre 2011


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