bruno le maire sipa

Le ministre de l’Economie et des Finances a présenté jeudi ses arbitrages dans la réforme de l’épargne-retraite, qui sera incluse dans la Loi Pacte. La fusion des différents placements a été abandonnée au profit d’une portabilité des montants en cas de changement professionnel. Par ailleurs, les épargnants pourront déduire de leur revenu imposable 100% des sommes versées volontairement. Enfin, l’épargne-retraite pourra être débloquée prématurément en cas d’achat d’une résidence principale.

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Bercy a démarré avec l’idée de miser sur le Plan d’épargne-retraite collectif (Perco) qui s’apparente, dans les faits, à un produit d’épargne salariale, afin d’en faire un vrai produit de retraite. Pour cela, le Perco, à la main des gérants, ne sortirait plus en capital mais en rente, comme les autres produits de retraite, spécialité des assureurs : l’article 83 (qui sort obligatoirement en rente), le Madelin (idem) et le Perp (qui sort majoritairement en rente et à 20 % en capital).

Le débat s’est alors crispé. Les gérants se sont offusqué que l’on touche à ce produit qui marche. Si le but est de rendre l’épargne-retraite plus attractive, il faut enlever des contraintes, pas en rajouter, ont-ils plaidé. Arguments entendus.
A quoi bon une énième réforme si c’est pour que le produit ne trouve pas son public ? Les épargnants sont sensibles au sujet : 77 % des salariés souhaitent un produit retraite avec une sortie en capital, contre seulement 7 % en rente viagère, souligne un sondage commande par Natixis et Amundi à l’Audirep. Les associations d’actionnariat salarié d’Orange et de Total, dont les Perco représentent près de 2 milliards d’euros à deux, ont même écrit à Bruno Le Maire pour protester contre une éventuelle sortie en rente obligatoire.
Bercy renverse alors la logique et décide d’harmoniser les produits dans l’autre sens : l’article 83, le Madelin et le Perp seront transformés pour s’assimiler davantage au Perco, avec une possibilité de sortie en capital.

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Extrait de l’Opinion – Jade Grandin de l’Eprevier Raphaël Legendre – 04 Mai 2018

Texte intégral du courrier de la CFE-CGC Orange et de l’ADEAS à Bruno Le Maire


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