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Les infrastructures uniques, un bien commun à sauvegarder !

Dans un monde où les réseaux deviennent le socle de toute activité économique et sociale, la question du contrôle des infrastructures uniques ne relève plus du débat technique, mais de l’intérêt général.

L’eau, l’électricité (notamment nucléaire), le gaz, le réseau ferré, les autoroutes, les aéroports, bien sûr mais désormais la fibre, le mobile, le cloud, les satellites.

Tous ces réseaux reposent sur une logique de monopole local ou national naturel ou d’infrastructure essentielle. Leur pilotage ne peut ni ne doit être abandonné aux seules forces du marché.

La France a bâti sa puissance économique sur une politique d’infrastructures ambitieuse et cohérente, portée par un État et des entreprises nationales capables de planifier sur le long terme. Orange, héritier de France Télécom, en a été l’un des plus beaux exemples : un opérateur national garantissant la couverture, la qualité de service et la continuité territoriale, quand les acteurs privés qui sont apparus sur le marché des télécoms cherchaient avant tout la rentabilité financière.

Aujourd’hui, alors que la France s’engage dans la fermeture de son réseau cuivre et dans la généralisation de la fibre, le risque est immense de laisser cette nouvelle infrastructure entre les seules mains d’intérêts privés, souvent étrangers. Les infrastructures numériques doivent rester, dans leur gouvernance, dans leurs orientations et dans leur financement, sous la maîtrise stratégique de l’État. C’est une question de souveraineté, mais aussi d’équité territoriale.

L’État doit non seulement réguler mais aussi piloter, planifier, orienter pour garantir que chaque euro investi serve la cohésion nationale, l’aménagement du territoire, et notre indépendance technologique. Confier à des fonds d’investissement étrangers la responsabilité de nos réseaux, revient à renoncer à une part de notre liberté collective.

Face à la révolution permanente qu’impose le numérique, il est temps de retrouver le sens du long terme. Les infrastructures uniques, comme le réseau fibre ou les futures constellations satellitaires, doivent être définies comme un bien commun. C’est aux entreprises de notre de pays de l’assurer ensemble, et à l’État de la diriger.

Parce que sans infrastructures maîtrisées, il n’y a ni égalité, ni avenir économique, ni souveraineté.

C’est cette vision des infrastructures que la CFE-CGC porte pour Orange.

Syndicalement vôtre.


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