La transformation numérique et ses impacts sur les conditions de travail restent une préoccupation majeure. Si REGAIN a redéfini les périmètres opérationnels, les périmètres sociaux ne seront effectifs qu’après les élections de fin 2027. D’ici là, seule subsiste une instance centrale, éloignée des réalités locales.
Cette organisation floue alimente les renvois de responsabilités entre directions, allonge les délais et complique l’obtention de réponses précises sur des sujets essentiels pour les salariés.
Dans ce contexte, les représentants CFE-CGC alertent sur la situation à l’Agence Pro-PME, notamment en matière de santé au travail, et sur le déploiement de l’IA au 3901.
L’outil AQM Speech Analytics, censé améliorer la qualité de service, repose sur l’analyse automatisée des conversations. Il permet en réalité un suivi individualisé et traçable de l’activité. La frontière entre qualité collective et évaluation individuelle est fragile — et aujourd’hui insuffisamment encadrée. (Speech Analytics | CSEC UES Orange | Comités Groupe | CFE-CGC groupe Orange).
Déjà alertée dès 2025 et à nouveau en 2026, la Direction n’a pas apporté de réponse acceptable. La charte actuelle reste déclarative, sans garanties collectives ni contrôle effectif. Elle ouvre la voie à des usages pouvant impacter le management, les RH, voire le disciplinaire. (Courrier : 20250730_courrier_speech_analytics_demande_da pplication_de_laccord_de_2011_sur_les_experimentations_en _vue_dameliorer_les_conditions_de_travail.pdf) Elle fait porter la responsabilité sur les utilisateurs sans encadrer celle de l’employeur, et exclut les représentants du personnel du suivi.
Pour la CFE-CGC, ces outils ne peuvent être acceptés sans garanties écrites, opposables et contrôlables. À défaut, le risque de dérives est réel.