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ANALYSE – Le secteur rêve d’un retour à trois acteurs. Un chiffre «magique» qui pose de nombreuses questions.

Trois. Ce simple chiffre sonne comme un Graal pour les opérateurs télécoms français, qui se partagent le marché hexagonal à quatre. Depuis 2012 et l’arrivée de Free sur le marché du mobile, les grands équilibres qui prévalaient depuis seize ans ont volé en éclats. Bouygues Telecom, SFR et Orange ont tour à tour traversé les pires périodes de leur histoire, avec des chiffres d’affaires en berne, des clients furieux d’avoir payé si cher leurs abonnements pendant si longtemps. Depuis, le quotidien des télécoms français a retrouvé son calme, du moins en apparence. Mais SFR et Bouygues Telecom ont payé le prix fort, supprimant près de 7000 emplois à eux deux en quatre ans.
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Certains scénarios font émerger la perspective d’un paysage dans lequel il y aurait bel et bien quatre offres commerciales, mais seulement deux ou trois réseaux. C’est déjà le cas dans le fixe.
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Il se murmure dans les arcanes du gouvernement que Xavier Niel pourrait troquer tout ou partie de sa participation dans Free contre un rôle plus officiel d’investisseur numéro un dans la Tech française… Il pourrait même faire son entrée au capital d’Orange et en devenir l’actionnaire de référence.
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Mais le mariage de la carpe et du lapin n’est pas chose aisée. Plusieures raisons expliquent ce blocage. Parmi elles, il y a bien sûr le prix auquel chacun estime son entreprise.
Les pouvoirs publiques craignent de voir les tarifs des opérateurs télécom remonter. A trois, la concurrence serait moins vive. La concurrence européenne veille au grain. Elle a d’ailleurs envoyé un signal négatif aux Français, en recommandant l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile en Allemagne, pays qui est souvent cité en référence.
Ensuite, il est impossible d’envisager un tel rapprochement sans suppressions massives d’emplois. Un scenario qui ne réjouit aucun gouvernement.
« Le gouvernement mise sur une relance keynésienne de l’économie, une relance par les investissements. Le plan fibre et la volonté de couvrir 100% du territoire en 4G s’inscrivent parfaitement dans cette logique. Dans cette logique, l’Etat a tout intérêt à conserve 4 operateurs » souligne Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC.*

Le Figaro (pour les abonnés) – Elsa Bembaron – 11/09/2018
Sur l’Intranoo

*NdR: lire CFE-CGC Orange, bien entendu 


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