BuyIn est la filiale française commune à 50-50 avec Deutsche Telekom dédiée aux achats. Une autre filiale commune est implantée en Allemagne.
Elle emploie actuellement 70 salariés très majoritairement basés à Issy-les-Moulineaux.
Comme c’est une société nouvelle dans laquelle les élections n’ont pas encore eu lieu, une procédure de ratification particulière, prévue dans les textes, a été utilisée : l’accord a été ratifié à la majorité des 2/3 des salariés.
La CFE-CGC/UNSA a mandaté des représentants pour négocier cet accord avec la direction. Ils sont intervenus à de multiples reprises afin de défendre au mieux les intérêts des salariés :
1) L’ancienneté requise pour être éligible à l’intéressement a été ramenée à 3 mois, contre 6 proposés par la direction. Cette ancienneté s’apprécie au 31/12 de l’année sur laquelle porte l’intéressement.
2) Nous avions demandé que l’intéressement distribué soit un pourcentage de la masse salariale de la société, incluant primes et parts variables. Nous n’avons pas été entendus sur ce point, mais avons néanmoins obtenu que l’objectif de charges (« OPEX », cf. ci-après) exclue les primes et parts variables.
3) Nous nous sommes vigoureusement opposés au critère de « satisfaction des clients » que voulait introduire la direction de BuyIn.
En effet les « clients » en question étant les directeurs des sociétés du groupe FT ou DT pour lesquelles BuyIn négocie des contrats avec les fournisseurs, ces directeurs sont eux-mêmes soumis au pouvoir de direction de leur employeur et ne peuvent que répondre ce que leur hiérarchie leur demandera de répondre. Les résultats de ce pseudo « sondage de satisfaction client » ne pouvaient donc aucunement être objectifs.
4) l’autre critère proposé par la direction était les « économies réalisées ».
Nous nous sommes également opposés à ce critère flou puisque, la technologie et les matériels changeant sans arrêt, on ne peut pas valablement comparer les matériels achetés une année avec ceux achetés l’année précédente.
De plus nous avons fait valoir les désastres occasionnés par les soi-disant « économies » réalisées dans le passé suite aux actions de Louis-Pierre Wenes :
  • les fournisseurs contraints de faire des économies amenés à délocaliser l’emploi à l’étranger
  • les prix d’achats baissant, pour pouvoir continuer à vivre ils augmentent les tarifs des contrats de réparation
  • la qualité des composants et des matériels diminuant, les taux de panne augmentent, obligeant à des interventions plus fréquentes
  • au final le « coût total de possession » des matériels n’a jamais été pris en compte.
5) le critère finalement retenu a été les dépenses totales de la société : pour que l’objectif soit dépassé il faut bien entendu que les coûts d’exploitation (« OPEX » = OPerationnal EXpenditure ») soient inférieurs aux prévisions du budget.
Nos représentants se sont également battus pour que la courbe donnant le pourcentage d’intéressement en fonction des résultats soit plus favorable aux salariés :
  • alors que la direction voulait attribuer 10% d’intéressement lorsque l’objectif était strictement atteint, nous avons obtenu que ce pourcentage soit porté à 12%
  • nous avons également obtenu que le plafond de 13% soit obtenu plus rapidement, dès que le résultat est meilleur que l’objectif de 1%, contre 10% dans le projet initial
  • enfin nous avons également obtenu que le seuil de déclenchement de l’intéressement soit porté de 4% à 6% (de dépassement de l’objectif de coûts d’exploitation), et avec un intéressement minimum relevé de 8% à 9%.
    NB : le pourcentage d’intéressement est plus élevé qu’à FT SA, en revanche les salariés ne reçoivent pas de participation.
L’accord a été présenté le 22 juin aux salariés de BuyIn, dès le 26 juin une majorité supérieure aux deux tiers des inscrits avait ratifié cet accord.
Lors de cette négociation l’expertise et la combativité de la CFE-CGC/UNSA en faveur des salariés ont été largement reconnues par la direction et les autres organisations syndicales.

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